vendredi, 11 mars 2016 20:00

PH AKA BN ou la peur de manquer

Écrit par Papykaxu
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PH AKA BN ou la peur de manquer en allant chez les Troubadours. Victoire 3-1.

Un match, ça se prépare. Physiquement. Techniquement. Mentalement. Toujours est-il que Pierre-Henri autrement surnommé Blanche-Neige, rapport à sa septuple paternité semble avoir développé le paroxysme du syndrome de Bahlsen sous les traits de Monsieur Plus.

Et pour lui, qui s’emploie, lorsqu’il n’est pas sur le pré, à user et abuser de chiffres rapport à l’établissement bancaire qui l’occupe en dehors des VDQS, il faut toujours pouvoir compter. Voire compter plus. Voire compter encore plus. Le fait est que la veille de notre rencontre, il envoya à PapyKaxu un mail anodin en l’apparence mais trahissant d’une extrême détresse, au regard qu’il eut du sondage lancé pour la rencontre, où il vit que les VDQS ne seraient que 17 à jouer. Et à l’inverse de ceux souffrant du syndrome de Diogène, il développe de manière caractérisée un syndrome de la solitude dès lors que les effectifs sont inférieurs à une vingtaine. Arguant qu’il fallait peut-être rappeler untel ou untel, et souligna qu’il trouvait que les VDQS seraient un peu légers devant.

PapyKaxu, en fin psychologue, le renvoya à ses comptes, en lui assurant que l’important c’était le nombre à table (c.f. la philosophie à l’alinéa Koxe). Est-ce cette fin de non-recevoir qui le traumatisa ou bien un GPS mal réglé, mais le fait est qu’il fut le dernier à franchir la porte du vestiaire, une dizaine de minutes après le reste de l’équipe. Le vestiaire était spacieux. Et le regard anxieux laissa place à un grand sourire lorsqu’il vit que celui-ci était quasiment plein.

Dans le vestiaire, Maloménix lui demanda courtoisement d’approfondir en face de ses 110 kg, de ce qu’il entendait par « un peu légers devant ». L’ambiance se détendit alors, laissant place à la préparation mentale habituelle.

Du coup, une bonne vingtaine à l’échauffement, c’est-à-dire pour relier les 500m entre les vestiaires et le terrain, qui était d’une souplesse sans égale. Thibaud à l’échauffement, Manu à la manœuvre pour la composition de départ, pour les 3 tiers temps de 20 minutes. Un avantage certain de nos hôtes avec la maitrise de l’interrupteur de l’éclairage nous épargnant une course contre la montre pour jouer avant l’extinction. Une autre particularité du terrain, le jouxtement (mon ami Google m’a autorisé ce néologisme) d’une des lignes touches avec un  voisin ayant quelques dobermans muets et une dizaine de crocodiles, interdisant toute récupération d’un ballon passé par-dessus la clôture. Les coups de pieds dans cette direction ne seraient pas contrés par les adversaires.

Les Troubadours de St Quentin en Yvelines avaient aussi fait les choses en grand puisqu’ils avaient délégué non pas un, ni deux, mais trois arbitres pour orchestrer cette rencontre.

Du coté de nos adversaires, aussi une grosse poignée de remplaçants et des spectateurs équipés pour ne pas sombrer dans le bord de touche on ne peut plus boueux. Coté VDQS, un joueur que l’on ne voit d’habitude que pour le tournoi inter-entreprises, j’ai nommé Hervé Eche qui, venu en voisin, nous a soutenu tout au long de la partie.

Le match partit sur un rythme fort, il semble que les VDQS aient définitivement rompu avec cette fameuse période de chauffe qui durait pendant le premier quart d’heure.

Quasi immédiatement, sur une offensive des Troubadours, une interception qui voit Thibaud marquer le premier essai. Les combats sont engagés. Votre serviteur étant au four (alors que d’autres sont aux gamelles, préparant le repas d’après match) la chronologie des essais marqué m’échappe légèrement. Principalement pour l’ordre de marque de l’essai de nos adversaires, il me semble que ce fut 1-0 puis 2-0 puis 2-1 puis 3- 1.  En fait tout a été scoré en première partie. Le deuxième essai est marqué par Freddy, après un pilonnage en règle des VDQS sur la ligne bleue. S’en suit une réaction des Troubadours suite à un turn-over sur leurs 22 où d’une série de passe après contact et tout en soutien, ils marquent un essai au bout de 80m de jeu ! Puis un troisième essai de Thibaud tout en vitesse. Le score est alors scellé pour le match.

Première pause avec les analyses, ralentis et commentaires qui vont bien, une constatation sur le bon niveau d’engagement de chacun. Les remplacements sont effectués pour une deuxième période avec un nouvel arbitre.

Les VDQS vont alors passer 75% du deuxième tiers temps dans leur 22, sous les assauts des Troubadours, ce qui, si l’on compte bien fait le quart du temps de jeu. Je sais c’est uniquement comptable, mais j’en connais qui aiment compter. Un fait notoire durant cette deuxième période que je vous narrerai plus loin. Quelques égosillements de Manu, sur nos attaques, qui réclama avec force que l’on joue toujours vers les ailes, quelques repiquages sur l’intérieur nous ayant été défavorables.

Troisième partie de jeu avec encore un nouvel arbitre. Celui nous avertit avant le début de cette ultime période qu’il a un petit point de contracture qui risque de le tenir un poil loin de l’action. Mais les joueurs des deux côtés ont aussi déjà 66,67% de jeu dans les pattes et il n’aura pas de difficultés à suivre le rythme.

Cette dernière période va voir les langues se délier, phénomène sûrement dû à une condition physique émoussée. Quelques invectives, mais rien de plus.

Et un score qui ne bougera pas malgré les tentatives des deux côtés.

Retour aux vestiaires (500m plus loin) où l’on crut entendre une voix VDQS « on retourne au vestiaire en petites foulées! Décrassage ! ». Mais que nenni, tout le monde rentra tranquillement en marchant.

Une troisième mi-temps (plutôt un quatrième tiers-temps) s’engagea alors au club-house ou nous dégustâmes une excellent rougail saucisse, cuisiné localement car sa préparation sur les terres réunionnaises n’aurait pas permis que le plat arrive chaud dans nos assiettes, avec le piment qui va bien avec. Le tout bien arrosé et clôturé par diverses pâtisseries maison.

Le repas fut égrené par le paillardier VDQS avec notamment « le troubadour qui baise la nuit et qui baise le jour », ainsi que « Little Huguette qui rencontra un Troubadour on the road of the wood… », Les Odeurs ponctuèrent l’absence de fromage (on est habitués à l’excellence de notre famille Blanc), « Mon oncle » en rince gosier. Nos hôtes nous gratifièrent d’un « Père Abraham » des plus réussis.

A noter :

  • Une satisfaction réciproque des deux équipes à se rencontrer, il est vrai que lorsque l’on se rencontre pour la première fois, on n’est pas sûr du style de jeu et de l’esprit de chacune des équipes. Dans ce cas encore,  nous avons pleinement apprécié et remettrons le couvert la prochaine saison. Pour preuve la fréquente question de nos adversaires, « quand est-ce que nous venons chez vous pour le match retour ? ». Notre calendrier 2015-2016 étant complet, il est pris rendez-vous pour la saison prochaine.
     
  • L’arbitrage évolutif : Nous eûmes trois arbitres, chacun avec son style. Le premier efficace et pédagogue (parait-il qu’il est éducateur à l’école de rugby. Et expliquer à des jeunes ouailles, c’est un peu comme avec les vieux, il faut calme et diplomatie. Le deuxième, peut-être influencé par le score à sa prise de fonction laissa le jeu prendre une teinte bleue plutôt qu’équilibrée. Non ! Ce n’est pas vrai, mais au dire de chacun, habitués au pouponnage du premier arbitre, il fut un peu plus rugueux dans ses coups de sifflets. Quant au troisième dont je vous parlais plus haut, il avait aussi le souffle un peu coupé, en plus des douleurs musculaires. Il laissa beaucoup jouer, ce qui eut pour effet immédiat des velléités des deux côtés de faire de l’auto-arbitrage, à celui qui l’ouvrirait le plus. Sa bienveillance sur le jeu fut pris par certains comme une faiblesse d’autorité, alors qu’il se régalait à nous voir nous essouffler dans des mauls interminables !
     
  • L’attribution du Fez : Je vous ai dit qu’il ne s’était pas passé grand-chose en deuxième période mais il y eut deux actions remarquables, dans le sens propre du terme. Une d’entre elles n’a d’ailleurs été remarquée que par peu de monde ? Il fallut que l’on nous narre l’épisode pour que nous puissions en jouir pleinement. La première action qui permit à son auteur de prétendre à l’attribution du couvre-chef d’origine ottomane, fut exécutée par Idéal du Gazon qui eut un flottement de la localisation de son corps dans l’espace et qui voulut taper un coup de pied au-dessus du ruck afin de lancer l’ailier dans le couloir des 5, mais le-dit coup de pied partit en direction de notre propre ligne de but, et sortit quelques mètres en arrière. D’aucun me firent remarquer que j’avais innové dans ce genre il y a quelques années à Courbevoie… Mais il y eut mieux : Suite à quelques actions des gros (si, si, BN, il y en avait quand même quelques-uns…), notre ami Maloménix se retrouva propulsé 50 cm dans l’en-but par Olivier Le biker tout-en-titane et d’un geste auguste, il se retourna pour aplatir….. dans l’aire de jeu ! Nous ne marquâmes pas dans l’action suivante. Encore un souci de géolocalisation dans l’espace! Cela lui valut le premier Fez de sa carrière de VDQS !
     
  • D’aucun ont entendu Blanche Neige susurrer lors d’un arrêt de jeu « on ne devrait pas être plus nombreux en touche ? Je verrais bien des mêlées à 10 ou 11 ». Mais ce ne doivent être que des mauvaises langues.
     
  • Un exploit de Bastagros : Tout un chacun le connaissant bien ne pouvait que s’inquiéter des conséquences digestives liées à l’ingestion de piment avec le plat. Mais il persista et tel un taureau acceptant les piques du torero, il assuma les piques du lendemain par le piment oiseau. Aux infos régionales du lendemain il n’y eut pas de cas notoire d’immeuble brulé suite à des déflagrations suspectes, ou d’admission aux urgences pour incendie rectal.
     
  • Encore une fois, notre Maître-étalon Christophe « gros-pif » a adoubé le breuvage servi lors du repas, avec une mention spéciale pour le rab en bouteille à la fin des agapes.
     
  • D’aucun ont entendu Blanche Neige susurrer lors du repas « on ne devrait pas être plus nombreux à table ?». Mais ce ne doivent être que des mauvaises langues.
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