vendredi, 07 novembre 2014 00:00

Traité de Versailles

Écrit par La Veuve
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En ce vendredi 7 novembre 2014, nul doute qu’un match s’imposait pour commémorer le centenaire de la Grande Guerre, une rencontre VDQS-Versailles. Oh bien sûr les mauvaises langues diront que tous les esprits étaient préoccupés par l’intervention du chef de l’Etat la veille sur TF1 ! Mais que nenni ! Chacun préférait s’étendre sur Nabila, menottée, fouillée au corps et transportée à Garches pour examens où l’attendaient Chouchou et Malomenix. Ce dernier d’ailleurs avait frimé durant la semaine sur facebook en tenue étanche jaune prévue pour Ebola, une sorte de déguisement de télétubbies qui une fois enfilée lui donnait une allure de plug anal : l’examen de Nabila y était certainement pour quelque chose. Bref, l’atmosphère du soir était People, l’esprit de notre nouveau parrain flottait sur le pré synthétique et l’affluence de joueurs donnait à cette rencontre des allures d’avant-première.

Quel bonheur ne fut pas le mien de découvrir à l’échauffement que les frères siamois de la ligne arrière, Tic et Tac, gambadaient de concert, tels deux couilles synchronisées sur un trampoline ! Puis faisant le tour des nouveaux venus ma béatitude fut orgasmique : Eric Dettviller, Alex d’Anjou, Guillaume de Chambre, Olivier Malfette… Plus besoin pour moi d’inventer des surnoms, les nouveaux arrivent avec !

Les hostilités  débutèrent  vers 20h45, sous le haut commandement d’un Christian à la moustache pré-pubère. Voulait-il ressembler à un poilu pour le 11 novembre ? Et bien non ! Sa pilosité timide annonçait une guerre bien plus actuelle. En effet notre président  s’était lancé dans le Movember, opération caritative qui tente de réunir des fonds pour aider la recherche sur les maladies masculines. Moi-même je m’étais rasé les poils du cul pour soutenir le cancer de la prostate et Barquissau, Xavi, Coxe, Paris, Authier et autres XO avaient tenté le “Ice Ricard Challenge“ pour la recherche sur la maladie de Chardclo. L’altruisme VDQS !

La grande guerre tourna vite à notre avantage. Cueillis à froid, les versaillais furent surpris par une incursion tranchante du marseillais, le Capitaine Thibault, Grand Croix de la cuisine sans beurre, qui au bout de trois minutes transperça la ligne adverse et déposa un obus dans la tranchée adverse. Dès lors, les assauts furent plus violents et les corps-à-corps plus meurtriers. Frère Noaro, l’aumônier de la compagnie VDQS,  subit à la quatrième minute une cravatte, que dis-je,  une tentative d’étranglement. Comment expliquer un tel geste sur cet homme de paix qu’est Fredo, cet ecclésiastique miséricordieux que tente de nous acheter  le Daesh-Rugby-Club de Mossoul ?

La bataille se poursuivit avec une lutte permanente pour maintenir nos positions. A la douzième minute, suite à un tire de barrage de l’artillerie avant, nous lançâmes l’infanterie sur le flanc gauche et le sergent Etienne, obus en main contourna les dernières défenses lorsque l’engin lui échappa. Il tenta in extremis de le passer au Major Lavergne, du 51ème régiment des tire-ailleurs de Brive la Gaillarde, lequel en quête de médaille aplatit fièrement. Hélas, l’obus était désamorcé, et la médaille refusée.

Deux minutes plus tard, l’artillerie décida de faire parler la poudre et la Grosse Berta cracha le feu en la personne de Maloménix. « Ubique Primus » criait le Chasseur d’Afrique revenu la nuit en aéroplane du Maroc afin de participer au combat des braves. L’élan du colosse provoqua un déséquilibre permettant à Freddy Renaud, de jouer un trois contre un. Hélas, le “Taxi de la Marne“  à qui j’offre du mérite se fit « Foché » et la charge fut désamorcée. La bravoure de nos poilus laissa alors place au doute. Ainsi à la seizième minute, nos lignes arrières furent transpercées par une croisée intérieure des Versaillais qui égalisèrent. On sentait un certain découragement et déjà plusieurs fantassins tombaient au champs d’honneur. Tac, le lieutenant Billon dut partir à l’amputation, victime d’une rupture du biceps, muscle essentiel pour la troisième mi-temps.

C’est encore l’infanterie qui remonta le moral des troupes. Le débordement à la dix-neuvième minute fut le fruit d’une stratégie remarquable. La compagnie VDQS avait dissimulé un artilleur au sommet de sa forme, le caporal chef l’Estrade qui, intercalé en bout de ligne, alla poser une mine entre les poteaux. Certes la façon d’enterrer l’engin était disgracieuse, voire assez merdique, mais le résultat était là et faisait oublier tous ses lancés en touches où il n’avait jamais réussi à régler sa mire.

Chubaka et Maloménix prétextant un Jet lag épuisant profitèrent de cette avance pour quitter le front et rejoindre l’intendance. Le général  Manu Solana se fit alors rabrouer par le Président agacé par ces va-et-vient et rappela qu’il fallait toujours annoncer « le changement c’est maintenant ! ». Vexé l’officier grommela « Moi, président, je ne me ferai pas pousser la moustache ! »

Forts de leur enthousiasme, les VDQS défendirent leurs positions durant 10 minutes et le combat resta circonscrit au centre du terrain. Toc étant ce week end là sur le front italien pour conquérir inutilement Venise alors qu’il aurait tout aussi bien pu  déguster un capuccino à Nice ou Montpellier largement inondés, c’est le Lieutenant Marou du corps expéditionnaire imberbe, qui animait les assauts. Plus actif qu’un morback sur le pubis d’un partouzeur, le jeune officier s’activait avec virulence et encourageait ses avants. Ces derniers se ruèrent à la vingt-huitième minute sur une mêlée ouverte, repoussèrent les défenses adverses et récupérèrent la charge explosive. S’en suivit un récital de Marou, Thibault et enfin Freddy qui conclut cette opération par un troisième essai.

3-1 à la mi-temps.

A la pause Caspi le Magnifique crachait ses poumons comme s’il avait été gazé. Auparavant avec Zizouille ils avaient fanfaronnés en disant qu’en VDQS “ça ne court pas“. Tout deux étaient ainsi venus la fleur au fusil et devaient désormais se rendre à l’évidence : la VDQS est un corps d’élite !

Est-ce l’arrestation de Nabila, mais la pause laissa place à un discours de Thibault et Manu « Allo ! Quoi ! » . Ainsi le premier, toujours survolté s’exclama « Le mec il est plaqué, et quand il est allongé, on le retourne et on  l’encule» et Manu d’ajouter « Il faut de la gourmandise quand on est au sol ». Non comment !

La seconde partie de la guerre marqua un tournant avec un coaching dynamique. Zizouille remplaça Marou et Papykachu fit son entrée à la place d’Olivier l’Estrade au talon. Chubaka et Malomenix revinrent sur le terrain notamment pour soulager Pym, tandis que Hulk arrivait enfin pour mettre un peu de finesse dans le jeu d’évitement. Bibi, quant à lui préféra rester sur la touche, au cas où.
Cette fois-ci c’est Versailles qui nous prit à froid et dès la cinquième minute, l’assaut de leur artilleurs se conclut par une explosion de leur 5 dans notre camp. 3-2….
Quatre minutes plus tard, le Général Manu appela le Sapeur Hulk « T’as fini de courir ? Alors tu vas entrer ! » ; Hulk remplaça notre Taxi de la Marne, Freddy Renaud, s’associant au centre à notre Aumônier, le Frère Noaro et notre Capitaine, Thibault : Bref que des diplomates !
L’arrivée de Papykachu nous permit enfin de voir de belles Touches. Caspi le magnifique et Charly le petit baigneur, nous offrirent l’un et l’autre deux envolées dignes des as de l’aviation !
Comme les deux armées s’annihilaient, le général Manu en profita pour faire tourner ses effectifs et faire participer les bleuets VDQS à la Victoire en les propulsant sur le terrain. «  Detviller, le Ballon ! De Chambre, aère ! D’anjou, feu ! Une passe, Malfette ! » Quel déconneur ce Manu !

La seconde mi-temps de cette guerre s’acheva donc cordialement sur un 3-2.

Comme dans toute guerre il y a des morts et donc mise en Bière ! L’armistice fut donc signé au club house scellant ainsi l’amitié entre les peuples de l’empire Rueillois et de la monarchie Versaillaise. L’armée adverse décerna à un certain Minimoy, une médaille et les habits de grand chevalier de la loose. Les agapes nous permirent d’entendre Ronan nous servir une Little Huguette aux accents aristocratiques. Quant à Christian, habillé d’une chemise canadienne et d’une doudoune sans manches, la moustache caritative triomphante, il n’échappa pas à un YMCA, en boucle de l’entrée jusqu’au dessert !

Mais ça c’est normal, désormais  Rueil c’est un Village People !

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